La créatrice

Francine Lajournade-Bosc mange pour la première fois avec des baguettes à l’âge de 4 ans. C’est à peu près à la même époque qu’elle commence à lire tout ce qui passe par ses yeux et à fabriquer les vêtements de ses poupées. Elle garde aujourd’hui un amour inconditionnel et nourri pour les cultures asiatiques, réalise plus de la moitié de sa garde-robe, lit et écrit beaucoup.

À l’Université Toulouse II-Jean Jaurès, puis à l’EHESS Paris, elle se spécialise sur l’histoire des pratiques et altérités culturelles. Elle suit à Langues’O les cours de langue khmère. Et ceux de japonais de la Ville de Paris.

De retour du Cambodge, Francine sera chargée d’études qualitatives en image et en stratégie de communication. Elle travaille notamment à l’élaboration ou au repositionnement de produits pour Bayard Presse (Pèlerin Magazine, Capital Santé, Enfant Magazine…) ou Beiersdorf (lancement de la ligne Nivea for men).

Un peu lassé des crèmes à raser mais jamais de la presse, elle sera ensuite pigiste puis rédactrice en chef de deux magazines musicaux (Pianiste, Guitare Classique). Elle collabore en tant qu’autrice durant la même période à plusieurs publications (Mécènes, l’Éducation musicale…).

C'est de la multitude de ces expériences que naîtront en 2007 didascalia puis en 2019, l'Objet Passeur.

 

 

De didascalia à l'Objet Passeur

… Mais avant l’Objet Passeur, il y aura la première aventure de Didascalia.

Didascalia voit le jour à Paris fin 2007. Son activité première sera celle d'une maison d'édition spécialisée dans les projets de création de compositrices et compositeurs de musique contemporaine. Georges Aperghis, Sasha Blondeau, Franck Bedrossian ou encore Philippe Fénelon et Yan Maresz feront un bout de route avec elle.

Très vite cependant, Didascalia élargit son cercle d'intervention en accompagnant dans leur structuration et leurs développements, des projets culturels, le plus souvent portés par des associations. D'abord marginale, cette activité devient prépondérante au point que fin 2016, l'activité d'édition musicale s'arrête.

Les projets accompagnés  font résonance avec les passions, pratiques, appétences et compétences de sa créatrice : la musique bien sûr mais aussi la mode, la photographie, la scène et encore plus que tout la littérature. Voilà pour les arts. Tous ceux-ci mis en mouvement par une formation en sciences sociales au sein de laquelle la politique, l'économie, la sociologie et l'histoire tiennent des places de choix.

En mémoire de ses origines, la structure gardera, en adjoignant un "s" à culture cependant, le nom de "maison de cultures et d'édition" pour cette façon propre au métier d'éditeur d'accompagner et de mettre en lumière sans les dénaturer, un texte, une partition ou une image.

L'activité d'édition arrêtée, le champ des possibles ouverts au-delà du seul domaine culturel, il était devenu nécessaire de donner à la structure un nom qui ressemble à sa nouvelle identité. C’est en lisant un entretien avec Patrick Chamoiseau* que le nom d'Objet Passeur est apparu comme une évidence.

*“L'objet passeur”, entretien avec Patrick Chamoiseau in Jehanne Dautrey, Milieux & Créativités, Les Presses du réel.